"puis nous nous remîmes sur nos pieds et retournâmes auprès des autres..."
il n'était pas très tard comparé aux autres nuits mais nous devions tous nous lever tôt le lendemain pourqu'ils prennent le "train de l'enfer" et que j'aille au mariage auquel j'étais invitée. Après avoir parlé encore quelques minutes tous ensemble, tout le monde se coucha, bill me plaqua contre lui et il s'endormit aussitôt tout comme les autres... Je me retournai dans tous les sens, cherchant désespérément ma position (pas sur bill hein ?! juste ma position pour dormir au cas où vous vous feriez des idées !) mais ne la trouvant pas. Enfin je sortis silencieusement de cette pièce où pas un bruit ne venait troubler le profond sommeil de mes amis. J'allai dans le jardin, s'il y avait eu un balcon je m'y serais sûrement appuyée, je frissonai car la nuit était fraîche. Cependant je sentais la présence de quelqu'un d'autre dans ce lieu, derrière moi... J'eus peur de me retourner mais le fis tout de même... Ouf ce n'était que tom !
moi : idiot ! tu m'as foutu la trouille !
tom : pardon c'était pas fait exprès ! je dormais pas et je t'entendais tourner, après je t'ai vue sortir alors j'ai décidé de venir avec toi... Excuse-moi...
moi : mais ne t'inquiètes pas c'est rien !! {un long frisson me remonta le long de la colonne vertébrale ce qui n'échappa nullement à tom}
tom : t'as froid puce ?
moi : un peu ouais...
tom : bon bah alors viens là, bill ne dira rien t'inquiètes, il sait que c'est juste amical entre toi et moi...
ces mots prononcés avaient un goût de rancoeur et de tristesse dissimulée...
moi : ***mon pauvre tom, si tu savais comme j'aimerai pouvoir t'offrir ce que tu demandes... Tu comptes tellement pour moi... Mais il y a bill et c'est cela qui nous a séparés, j'en suis navrée... Je t'aime !***
il me prit dans ses bras avec la même douceur et la même tendresse que son jumeau, un instant je me crus dans les bras de son frère mais cette pensée partit si soudainement qu'elle était apparue car il ne fallait pas que je fasse deux fois la même erreur...
moi : ***Je t'aime bill, tellement fort...***
le lendemain matin, 7h...01
gus' : debout tout le monde !! il faut se préparer !!
tom : ran non !! il est quelle heure teupley ?
gus' : 7h, même 7h01 on est en retard d'une minute !!
tom : oh mon dieu tout le monde va canner à cause de ça !! ptin mais gus' t'es une vraie poule : couche tôt lève tôt (ran com mon couzz' franck chiriiiiiiiii mdr) !
bill : donne-moi encore 5 minutes stp gus' !
gus' : non ! tu sais bien que dormir 5 minutes de plus avec toi ça se finit en 2 h !!
bill : mais pas pour dormir ! {me regardant}
gus' :{comprenant enfin} ah ouais bon 5 minutes mais pas plus alors !
bill : merci de ta générosité infinie !
bill passa son bras autour de ma taille et me caressa les cheveux et le visage avec l'autre en enfouissant sa figure dans mes cheveux, je l'imitai mais mis mon visage dans son cou... On resta comme ça, sans rien bouger d'autre que nos mains sur le visage l'un de l'autre, effleurant les yeux, la joue, la tempe ou les lèvres selon l'envie...
gus' : bon aller ça fait 5 minutes !
bill : ran j'aurais dû en demander 10, c'est passé trop vite !!
fabi : et oui c'est la vie ! mdr
bill : bon, salut tout le monde
on leur fait la bise, il passe devant moi...
moi : vive le vent, vive le vent, vive le vent de bill...!!
bill : mais je t'ai déj.....
moi : non ! pas ce matin !
bill : oh pardon ma puce ! je vais tout de suite réparer cette erreur inexcusable !
il m'embrassa passionément, comme d'hab !
milie : bon mayon c'est mignon ce qu'il t'a dit et puis en plus il a "gardé le meilleur pour la fin" comme on dit, tu devrais l'excuser quand même !
moi : oh mais t'inquiètes c'est déjà fait ! je lui pardonne toujours tout à mon billou d'amour !!
jo : vous allez vous habiller avant que gustav gueule les filles ??
milie : ouais ouais c'est bon nous presse pas chéri ! on est lentes et les lent(e)s faut pas les presser, ça les perturbe dans leur cerveau et vu que celui de marion et moi est déjà bien endommagé on peut pas se permettre de l'abîmer encore plus !
georg : ah enfin des gens qui compatissent à mon malheur ! c'est ce que je me tue à leur expliquer à chaque fois qu'ils me disent "très poliment" de me dépêcher !^^
moi : ptdr
mäx : bon les filles toujours pas d'accord pour qu'on fasse "vestiaires communs" ?
milie et moi : crève !!
mäx : {à jo et bill} vous devriez "dresser" vos copines parce que elles aboieraient presque !! mdr
après s'être préparé(e)s, avoir déjeuné et que les garçons aient été assez "mignons" pour charger la voiture, nous étions prêts à partir...
gus' : y a un portable qui sonne !! cette fois je suis sûr !
tom : ouais ! beurk du rock, ça tu peux être sûr que c'est pas le mien, hein milie ?
milie : mais grave ! {ils se tapèrent dans la main} quoi que... cette chanson j'aime bien !
moi : ouais c'est mon portable, excusez-moi deux minutes !! #oui allô ??!! ah coucou môman ! ouais bien, ok ! euh mais je t'avais déjà dit, ah pff t'as oublié, bon ils partent à 9h15 et donc faudrait que tu sois là pour 9h15-9h30 ok ? d'accord ! oui bah là on allait y aller ! ils sont sur le quai n°9, lettre T, ok, à plus, bisous, moi aussi...# bon on y va ?
on s'installe tous en voiture : jo au volant, milie à côté et mäx de l'autre côté, derrière : bill, moi et tom, tout au fond : georg, gustav et fabi et dans le coffre les bagages...
jo : je conduis les gens !
fabi : bah on risque de pas rentrer vivants !!
jo : tais-toi sinon j'appuie sur le "siège éjectable" !!!
bill : marion, pourquoi ta "môman" elle appelait ?
moi : ahah tu m'as espionnée !! lol ! ben il faut bien qu'elle vienne me chercher quand même !! vous croyiez pas que j'allais passer ma vie sur le quai à attendre que vous reveniez ?? encore que si ça servait à quelque chose je dis pas mais comme c'est pas ça qui vous fera revenir plus vite...!! ^^
milie : ouais bien dit !!
tom : eh milie pourquoi tu vas à ton école de danse maintenant ? normalement la rentrée c'est pas à la mi-août mais début septembre !
milie : non vraiment ? oh sérieux tu m'apprends quelque chose tom !! je sais mais en fait je suis nouvelle dans l'école, j'y rentre en 3° parce que mes parents n'ont pas voulu me laisser y aller avant alors que la plupart des élèves là-bas y sont depuis la 6° donc ils ont un meilleur niveau ! et dans ce collège/lycée ils offrent des cours pendant les vacances pour s'améliorer et en plus ils sont gratuits donc j'y vais !
tom : ah d'accord j'me disais aussi...
le reste du voyage se passa tout aussi bien, en alternance entre du rap et du rock, tandis que milie et jo se disputaient la radio ^^, sans que je vois le temps passer on était déjà arrivés à l'aérogare !
moi : ***oh pourquoi les moments heureux passent-ils vite alors que les mauvais moments semblent trainer en longueur ??***
avant de descendre du minibus, les garçons dûrent prendre quelques précautions pour éviter d'être reconnus car étant donné qu'ils n'avaient pas leurs gardes du corps et qu'ils étaient accompagnés de deux jeunes filles, les émeutes pourraient vite mal tourner !
tom : bill a fait exprès de renoncer à son pétard ce matin pour qu'on le reconnaisse moins ! ptdr
après qu'ils soient près, bill me prit la main, jo prit celle d'émilie et on partit (sans oublier les valises et tout le bordel). Arrivés sans emcombre ni émeutes, nous attendîmes le train... Au bout d'un moment, une voix annonça qu'il arriverait d'ici quelques minutes...
moi : bon bah... salut, à la prochaine...
je serrai mäx dans mes bras, puis gus', puis gege, puis jo, puis fabi... il en restait trois... les trois meilleurs ? non pas forcément, ils étaient tous géniaux mais il est vrai que ces trois-là étaient mes préférés des 8 : ma best, mon best et mon chéri ! par qui commencer ? j'avais déjà les yeux brillants de larmes de me séparer des cinq autres alors ceux-là... bon alors allons-y... tom !
moi : bon bah aller salut mon best, je t'aime trop, prends soin de toi, prenez tous soin de vous !!
tom : ouais toi aussi ma ptite puce ! je t'aime.
les larmes continuèrent de rouler sur mon visage, au tour d'émilie à présent !
moi : ma siamoiz...
les mots butaient, je n'arrivait pas à leur dire, à tous, ce que je ressentais envers eux, c'était impossible à décrire mais heureusement milie se chargea de me dire ce qu'elle avait sur le coeur et que je pensais aussi !
milie : te quiero por toda mi vida mi rubia ! nunca te olvidaré mi siamoiz querida ! siempre seras en mi corazon y cado dia sin tù sera un pesadillo perpetual mi amiga, te quiero...
moi : yo tambien mi siamoiz, rubias y locas eternelamente !! te quiero mi hermana de corazon... (ah mince g oublié de dire que ça nous arrive souvent de ns parler en espagnol avec milie !! dc voilà la traduction : "milie : je t'aime pour toute ma vie ma blonde ! je ne t'oublierai jamais ma siamoiz chérie ! tu seras toujours dans mon coeur et chaque jour sans toi sera un cauchemard perpétuel mon amie, je t'aime... " ---- "marion : moi aussi ma siamoiz, éternellement blondes et folles !! je t'aime ma soeur de coeur...") après ces adieux toujours émouvants je dus faire face à la dernière personne...bill...en le regardant dans les yeux, je vis qu'il pleurait aussi...
moi : ***je ne sais pas quoi dire...***je t'aime !!
bill : moi aussi, je t'aime...pour toujours !
on s'embrassa comme des fous, comme si on n'allait plus jamais se revoir ce qui allait peut-être arriver...
voix : le train à destination de hambourg passant par lyon part-dieu va entrer en gare, merci de vous préparer...
bill : bon bah je crois que je vais devoir te laisser...
moi : ouais je crois aussi...
bill : ça ira ?
moi : je survivrai... prends soin de toi mon ange !
bill : toi aussi mon amour, toi aussi...
moi : gardes mon coeur emprisonné, je ne veux pas qu'on me délivre !!
bill : lol ok, fais pareil avec le mien...
mäx : bill faut qu'on y aille ça fait deux minutes que le train est là !!
bill : ouais j'arrive ! {à moi} s'il continue il va devenir pire que gustav !!
je lui donnai un dernier baiser puis le poussa vers le wagon, je restai sur le quai à pleurer, formant un coeur de mes mains, puis les saluant... j'eus à peine le temps d'articuler silencieusement un "je t'aime" que le train s'ébranla, je restai là, le regard vague, les larmes ruisselant sur mon visage... Les gens passaient mais ne se retournaient pas pour voir une pauvre fille pleurer et de toute façon je ne voulais pas leur parler. Soudain une main se posa sur mon épaule et ma mère me fit face... Elle ne me demanda pas si ça allait, elle voyait bien que non et elle me connaissait trop bien pour savoir que je n'avais pas envie d'en parler; aussi, elle me dit simplement :
môman : viens marion on y va